Laure Prouvost We Felt a Star dying opens at the Grand Palais in Paris on 10 June and features a monumental six-limbed kinetic sculpture titled The Beginning. The multi-sensory exhibition combines sound, sculpture, video and installation. Curated by Barbara Kroher, Head of Exhibition Programming at the GrandPalaisRmn, with Adjunct Curator Carly Whitefield, Head of program LAS Art Foundation, the exhibition Scenography is created by Diogo Passarinho.
Laure Prouvost describes her artistic practice as an act of translation, a sensory elaboration of emotions, perceptions, and suspended moments. Trained in experimental video, she served as an assistant to British conceptual artist John Latham during her studies. In her films and multimedia installations, Laure Prouvost develops inventive logics and
associations to create complex narrative worlds. Her resolutely personal approach to storytelling is imbued with imagination, humor, wordplay, sensuality, whimsical elements, and poetic echoes. She invites us to question our usual codes and structures and to let ourselves be carried away by other spatial and temporal currents.
In the exhibition We Felt A Star Dying, Laure Prouvost highlights an alternative language for understanding the world: that of quantum physics. Theorized a century ago, quantum physics describes the behavior of matter and energy at the scale of atoms and particles. It challenges our Newtonian conception of phenomena and is based on probabilities rather than certainties. Thus, Laure Prouvost poses the question: “What might we feel when perceiving reality from a quantum perspective?”
The artist conducted two years of research with philosopher Tobias Rees and scientist Hartmut Neven during which she developed an interest in quantum computing and its links to the universe. With access to a powerful quantum computer, she created images and sounds that reflect the sensitive and unpredictable nature of these systems.
The multimedia installation We Felt A Star Dying combines video, sculpture, scent, sound, and light. It emerged from a transformation of the project We Felt A Star Dying, presented in 2025 at Kraftwerk Berlin, commissioned by LAS Art Foundation and co-commissioned by OGR Torino. Displayed in bright conditions, it appears as an inverted image of the original installation conceived for the dark, industrial architecture of the Berlin venue.
Upon entering the exhibition at the Grand Palais, the tunnel that visitors must pass through marks the transition from the nocturnal realm to the diurnal realm. A recurring motif in the artist’s work, this tunnel offers an initiatory path toward the artwork, preparing visitors for their encounter with it and the dazzling experience it offers.
It opens onto a fluid environment inhabited by The Beginning, a monumental kinetic sculpture with six limbs. Animated by sound and light, it is at once omnipresent and evanescent, imposing and fragile, cosmic and earthly. The sense of disorientation continues as we discover at its center a video titled We Felt A Star Dying, which connects us to matter in all its forms (living/non-living, natural/mechanical), from the infinitely small to the infinitely large. It reveals an interconnected reality governed by quantum principles. Around them, fantastical meteorite-like elements — the Cute Bits, a pun on qubits, the unit of measurement in quantum computing — dance in pairs the ballet of entanglement, suspended from the glass roof of the nave. The quantum phenomenon of entanglement refers to the correlation between the states of two particles: when the state of one changes, the other’s changes instantaneously, regardless of the distance between them.
Some Cute Bits take the form of helmets, inside which one can hear their voices and smell their metallic, mineral scent. Multiple sensory stimuli thus foster immersion: the spatialization of sound; the filaments of The Beginning that brush against visitors as they pass; the dazzling spotlights; the enveloping cushion on which one lies down to watch the video or the reliefs formed by the platforms and other sandbanks.
The boundary between exterior and interior is dissolved, thanks both to the exhibition space’s “open-air” structure and to the resonances that arise between our sensations and the artworks. The images and sound of the video spill out into the entire installation, creating an expansive environment where all elements are interconnected. Laure Prouvost
immerses us in a world where “we are one,” where “we are we,” as sung by the children’s choir that fills the space. These voices celebrate the liberation of our framework for understanding the world, and the breaking down of its boundaries.
The exhibition is adapted from WE FELT A STAR DYING, originally commissioned by LAS Art Foundation, Berlin, and co-commissioned by OGR Torino in 2025.
Laure Prouvost We Felt A Star Dying is in the North Nave, Grand Palais, Paris from 10 June 2026 to 26 July 2026. Find more information and book tickets here.
Laure Prouvost, Nous, frissons d’étoiles, Grand Palais
Du 10 juin au 26 juillet 2026
Grand Palais – Nef Nord
Exposition produite par le GrandPalaisRmn
Laure Prouvost décrit sa pratique artistique comme un acte de traduction, une élaboration sensorielle d’émotions, de perceptions et d’instants suspendus. Formée à la vidéo expérimentale, elle a été l’assistante de l’artiste conceptuel britannique John Latham durant ses études. Dans ses films et ses installations multimédia, Laure Prouvost développe des logiques et des associations inventives pour créer des mondes narratifs complexes. Son approche résolument personnelle du storytelling est empreinte d’imagination, d’humour, de jeux de mots, de sensualité, d’éléments fantaisistes et d’échos poétiques. Elle nous invite à remettre en question nos codes et structures habituels et à nous laisser porter par d’autres courants spatiaux et temporels.
Dans l’exposition “Nous, frissons d’étoiles”, Laure Prouvost met en lumière un langage alternatif pour appréhender le monde, celui de la physique quantique. Théorisée il y a un siècle, cette dernière décrit le comportement de la matière et de l’énergie à l’échelle des atomes et particules. Elle bouscule notre conception newtonienne des phénomènes et repose sur des probabilités plutôt que des certitudes. Ainsi, Laure Prouvost pose-t-elle la question : “Que pourrait-on ressentir en percevant la réalité d’un point de vue quantique?”
L’artiste a mené deux ans de recherches avec le philosophe Tobias Rees et le scientifique Hartmut Neven pendant lesquels elle s’est intéressée à l’informatique quantique et à ses liens avec l’Univers. Ayant eu accès à un puissant ordinateur quantique, elle a créé des images et des sons qui reflètent le caractère sensible et imprévisible des systèmes.
L’installation multimédia Nous, frissons d’étoiles, mêle la vidéo, la sculpture, les odeurs, le son et la lumière. Elle est née d’une métamorphose du projet « We Felt A Star Dying » présenté en 2025 au Kraftwerk à Berlin dans le cadre d’une commande de la LAS Art Foundation, en collaboration avec OGR à Turin. Elle apparaît comme l’image en positif de cette installation originelle, conçue pour l’architecture industrielle et obscure de l’enceinte berlinoise. Dès l’entrée de l’exposition au Grand Palais, le tunnel que les visiteurs doivent emprunter marque le passage de l’univers nocturne à l’univers diurne. Motif récurrent dans le travail de l’artiste, ce tunnel offre une voie initiatique vers l’œuvre qui prépare à sa rencontre et à son éblouissement.
Il s’ouvre sur un environnement fluide habité par The Beginning, une sculpture cinétique monumentale dotée de six membres. Animée par le son et la lumière, elle est tout à la fois omniprésente et évanescente, imposante et fragile, cosmique et terrestre. Le trouble se poursuit lorsque l’on découvre en son centre une vidéo intitulée We Felt A Star Dying, qui nous relie à la matière sous toutes ses formes (vivante/non vivante, naturelle/mécanique), de l’infiniment petit à l’infiniment grand. Elle donne à voir une réalité interconnectée régie par le quantique. Autour, des éléments fantaisistes aux allures de météorites, les Cute Bits – jeu de mots à partir des qubits, unités de mesure de l’informatique quantique – dansent en duo le ballet de l’intrication suspendus à la verrière de la nef. Le phénomène quantique de l’intrication correspond à la corrélation des états de deux particules : lorsque l’état de l’une varie, celui de l’autre change instantanément, quelle que soit la distance qui les sépare.
Certains Cute Bits prennent la forme de casques, dans lesquels on peut entendre leur voix et sentir leur odeur métallique et minérale. De multiples stimuli sensoriels suscitent ainsi l’immersion : la spatialisation du son ; les filaments de The Beginning qui frôlent les visiteurs à leur passage ; les projecteurs éblouissants ; le coussin enveloppant sur lequel on s’allonge pour découvrir la vidéo ; ou encore les reliefs formés par les plateformes et autres bancs de sable.
La frontière entre extérieur et intérieur est abolie aussi bien en raison de la structure « à ciel couvert » du lieu d’exposition que des résonances qui s’opèrent entre nos sensations et les œuvres. Les images et le son de la vidéo débordent dans l’ensemble de l’installation créant un environnement dilaté où tous les éléments sont interconnectés. Laure Prouvost nous plonge dans un monde où « nous ne faisons qu’un », où « we are we » comme le chante le chœur d’enfants qui enveloppe l’espace. Ces voix célèbrent la libération de notre système de compréhension du monde, son décloisonnement.
Cette exposition est une adaptation de WE FELT A STAR DYING, une œuvre initialement commanditée par la LAS Art Foundation, Berlin, avec la contribution de l’OGR Turin, en 2025.



